La sexualité
La sexualité désigne l’ensemble des comportements qui concernent la satisfaction de l’instinct sexuel. De nombreux aspects entrent en jeu et parfois en conflit. « Le plaisir, la procréation, la santé, les aspects relationnels, sociaux, légaux, les interdits moraux ou religieux.
Soyez conscients que vos enfants depuis leur naissance ont « récolté » beaucoup d’éléments sur la sexualité en observant votre couple et vos attitudes en tant que représentants des deux sexes, en observant aussi leur entourage, en écoutant ce qui s’est dit par vous et la société en général de façon directe ou indirecte sur ce sujet
Parler sexualité avec votre fille
Vous êtes parents et vous voyez votre fille grandir et vivre à son tour l’âge de la puberté « l’âge des transformations, des premières amours, des questionnements sur son avenir de femme »
La sexualité est un domaine privé qu’il est souvent difficile d’aborder avec son enfant par pudeur, par peur de le gêner, d’être intrusif.
Souvent les parents se sentent une responsabilité d’informer leur fille des « dangers » qu’elle pourrait rencontrer dans ses relations amoureuses. Avec le risque alors de parler de la sexualité dans des termes exclusivement négatifs, en projetant leurs propres fantasmes, leurs craintes, leur vécu.
Ces périodes charnières que sont la puberté et l’adolescence mettent nos enfants en difficulté et les voient se transformer de « chrysalide » en « papillon » mettent aussi les parents mal à l’aise. Elles les ramènent psychologiquement à une période qu’ils ont connue et plus ou moins bien vécue eux mêmes. D’autre part, elles viennent questionner leur éducation, leur culture, leurs convictions.
En matière de sexualité, les demandes d’aide ou d’information se font rarement de manière directe aux parents. Beaucoup de jeunes ont peur d’être jugés par ces derniers, voir condamnés. Pour eux c’est la « honte ». Aborder ce sujet serait avouer une pratique de la sexualité. C’est une période d’ambivalence entre « devenir adulte » et être encore « l’enfant de ses parents ».
Comment aborder le sujet ?
En tant que mère :
Souvent les filles préfèreront parler à leur mère de ce sujet intime. Entre filles c’est plus facile... ?mais il n’est pas dit que les pères en soient exclus.
Il vous faut être à l’écoute de ses paroles. De façon détournée elle vous parlera de ses préoccupations en vous évoquant une copine qui a commencé une contraception, ou, cette même copine qui a des soucis « et qui se retrouve enceinte » parce qu’elle n’a pas osé parler à ses parents, ou les mêmes parents n’ont rien voulu entendre.
Votre fille vous fait savoir qu’elle a un « flirt »… ….
C’est le moment pour vous de jouer cartes sur table et de lui proposer de parler « entre femmes ». Le début des règles est souvent un point de départ important et la porte ouverte à plein de questions pratiques et métaphysiques sur l’amour, la grossesse, le fonctionnement normal du corps…..
Cette « rencontre » avec votre fille dépendra aussi de la manière dont vous percevez la « sexualité » et dont vous en avez toujours parlé. Si c’est un sujet « tabou » dans la famille ou au contraire un sujet « très libre » cela peut « influencer » l’approche de votre enfant. Soit l’encourager, soit la stopper dans sa démarche. Si vous avez su tisser un lien fort, de confiance, depuis la petite enfance, la rencontre n’en sera que plus facile.
Bien sur il n’est pas question de renier vos valeurs, votre éducation, mais il est peut être temps de regarder votre fille comme une « jeune femme » qui a besoin de votre aide et qui d’une certaine façon par respect pour vous, parents, cherche à ne pas mettre en place ce qu’elle considérerait comme une trahison, sans votre assentiment.
Votre fille prévoit probablement à plus ou moins long terme de vivre une sexualité adulte avec tout ce que cela comporte de bonheur, mais aussi parfois de déception, quelquefois de risque.
L’acceptation de cette évidence et la mise en place de la contraception est une réponse possible.
En tant que père :
Souvent les filles s’adressent en priorité à leur mère qu’elle considèrent comme la plus « apte a répondre » à ce qu’elles pensent être un sujet typiquement féminin.
D’autre part il est difficile pour certains pères de répondre à leur fille sur le sujet de la sexualité alors qu’ils la considèrent encore comme une petite fille, et que, porter un regard d’homme sur elle le gène énormément.
Malgré tout, ce regard et votre avis sont utiles, et vos positions en tant qu’homme et père peuvent être un appui pour votre enfant. Il est important que vous soyez, vous aussi, à l’écoute de votre enfant avec ce que vous êtes en tant que personne.
Il y a rarement d’urgence dans ce genre de situation, et si une question vous pose problème, vous pouvez en différer la réponse et proposer de reprendre la conversation à un moment plus adapté.
C’est l’occasion d’en discuter avec votre compagne et de choisir ensemble la stratégie de réponse qui vous semble la plus appropriée.
En tant que parents :
Il vous faut donc vous questionner en priorité et vous mettre au clair par rapport à ce sujet parfois tabou.
Une fois encore, votre opinion et votre regard sur la sexualité en général et la contraception ont de la valeur pour votre enfant quoiqu’il en dise et quoique vous en pensiez.
Si cela vous semble possible n’hésitez pas à répondre le plus clairement possible en utilisant un vocabulaire approprié, sans faux fuyant, mais dans le respect des limites acceptables pour votre enfant.
Au contraire si vous pensez être en difficulté n’hésitez pas à venir rencontrer des professionnels avec qui vous pourrez faire le point, trouver certaines réponses, et vers qui vous pourrez éventuellement orienter votre enfant (médecin de famille, gynécologue, pédiatre, conseiller conjugal, psychologue). Il existe aussi des revues très bien faites et des sites Internet Adaptés qui pourront vous apporter d’autres réponses.
La tolérance, l’ouverture d’esprit, le respect, l’amour que vous portez à votre enfant seront des alliés précieux. Faites vous confiance, et surtout essayer de faire confiance à votre enfant.
N’oubliez jamais que la sexualité se décline sous des formes différentes et celle que choisira votre enfant sera « respectable » en tant que telle, hétérosexualité, bisexualité, homosexualité. Ne le jugez pas, acceptez de le voir dans sa réalité pour mieux le soutenir.
La sexualité
La sexualité désigne l’ensemble des comportements qui concernent la satisfaction de l’instinct sexuel. De nombreux aspects entrent en jeu et parfois en conflit. « Le plaisir, la procréation, la santé, les aspects relationnels, sociaux, légaux, les interdits moraux ou religieux ».
Soyez conscients que vos enfants depuis leur naissance ont « récolté » beaucoup d’éléments sur la sexualité en observant votre couple et vos attitudes en tant que représentants des deux sexes, en observant aussi leur entourage, en écoutant ce qui s’est dit par vous et la société en général de façon directe ou indirecte sur ce sujet.
Parler sexualité avec votre fils
Vous êtes parents et vous voyez votre fils grandir et vivre à son tour l’âge de la puberté,
«l’âge des transformations, des premières amours, des questionnements sur son avenir d’homme »
La sexualité est un domaine privé qu’il est souvent difficile d’aborder avec son enfant par pudeur, par peur de le gêner, d’être intrusif.
Souvent les parents se sentent une responsabilité d’informer leur fils des « dangers » qu’il pourrait rencontrer dans ses relations amoureuses avec le risque alors de parler de la sexualité dans des termes exclusivement négatifs en projetant leurs propres fantasmes, leur craintes, leur vécu.
Ces périodes charnières que sont la puberté et l’adolescence mettent nos enfants en difficulté et les voient se transformer, mettent aussi les parents mal à l’aise. Elles les ramènent psychologiquement à une période qu’ils ont connue et plus ou moins bien vécue eux mêmes. D’autre part, elles viennent questionner leur éducation, leur culture, leurs convictions.
En matière de sexualité, les demandes d’aide ou d’information se font rarement de manière directe aux parents. Beaucoup de jeunes ont peur d’être jugés par ces derniers, voir condamnés. Pour eux c’est la « honte ».Aborder ce sujet reviendrai à avouer une mise en pratique de la sexualité. C’est une période d’ambivalence entre un « devenir adulte » et être encore « l’enfant de ses parents ».
Comment aborder le sujet
En tant que mère :
Souvent les fils semblent moins gênés de parler à leur mère de ce sujet intime. A tort ou à raison ils estiment souvent que leur mère est plus à même d’entendre leurs préoccupations, car à priori plus proche depuis la petite enfance.
Il vous faut être à l’écoute des paroles de votre fils qui de façon détournée vous expliquera plus ou moins adroitement ses interrogations, en vous évoquant un copain qui a commencé à fréquenter, ou ce même copain qui a des soucis « dont la copine se retrouve enceinte » parce qu’elle n’a pas osé parler à ses parents, ou les mêmes parents n’ont rien voulu entendre.
Votre fils vous fait savoir qu’il a un « flirt », ou parlera d’une émission sur la sexualité à la télé…
C’est le moment pour vous de jouer cartes sur table et de lui proposer de parler entre « adultes », demandez l’appui de son père, impliquez le, si cela peut vous aider.
Cette « rencontre » avec votre fils dépendra aussi de la manière dont vous percevez la « sexualité » et dont vous en avez toujours parlé. Si c’est un sujet « tabou » dans la famille ou au contraire un sujet « très libre » cela peut « influencer » l’approche de votre enfant.
Soit l’encourager ou au contraire le stopper dans sa démarche. Si vous avez pu tisser un lien de confiance suffisamment fort depuis la petite enfance, cette rencontre en sera facilitée.
Bien sûr il n’est pas question de renier vos valeurs, votre éducation, mais il est peut être temps de regarder votre fils comme un « jeune homme » qui a probablement besoin de votre aide et de vos réponses d’adulte pour se situer et faire la part des choses.
Votre fils prévoit probablement à plus ou moins long terme de vivre une sexualité adulte avec tout ce que cela comporte de bonheur, mais aussi parfois de déception, quelquefois de risque.
L’acceptation de cette évidence est une réponse et une aide possible en ouvrant le dialogue.
En tant que père :
Souvent les fils s’adressent en priorité à leur mère qu’ils considèrent comme la plus « apte à répondre ». Les hommes en général n’étant pas très à l’aise avec ce sujet et n’ayant pas l’habitude d’ouvrir leur jardin secret. Il est temps de vous y mettre et de commencer à porter un regard différent sur votre fils afin de l’aider à passer ce cap difficile et angoissant avec toutes les interrogations suscitées sur la virilité, la capacité de reproduction, la rencontre amoureuse, comment ça fonctionne un « homme », la différence d’approche de la sexualité entre garçons et filles, ce qui est normal ou pas dans le fonctionnement du corps….
Votre regard et votre avis sont utiles et vos positions en tant qu’homme et père peuvent être un appui pour votre enfant. Il est important que vous soyez à son écoute avec ce que vous êtes en tant que personne…rappelez vous votre adolescence et vos questionnements.
Il y a rarement d’urgence dans ce genre de situation et si une question vous pose problème vous pouvez en différer la réponse et proposer à votre enfant de reprendre la conversation à un moment plus adapté.
C’est l’occasion d’en discuter avec votre compagne et de choisir ensemble la stratégie de réponse qui vous semble la plus adaptée.
En tant que parents :
Il vous faut donc vous questionner en priorité et vous mettre au clair par rapport à ce sujet. Appuyez vous sur votre bon sens, vos expériences. Il existe des livres très bien faits sur ce sujet, vous pouvez consulter des sites Internet adaptés.
Si cela vous semble possible n’hésitez pas à répondre aux questionnements clairement, en utilisant un vocabulaire approprié, sans faux fuyant, mais dans le respect des limites acceptables pour votre enfant.
Au contraire si vous pensez être en difficulté n’hésitez pas à venir rencontrer des professionnels avec qui vous pourrez faire le point, trouver certaines réponses, et vers qui vous pourrez éventuellement orienter votre enfant. (pédiatre, médecin de famille, conseiller conjugal, psychologue...)
Mais surtout, la tolérance, l’ouverture d’esprit, le respect, l’amour que vous portez à votre enfant seront des alliés précieux. Faites vous confiance, et surtout essayez de poser un peu plus un lien de confiance avec votre enfant.
N’oubliez jamais que la sexualité se décline sous des formes différentes et celle que choisira votre enfant sera « respectable » en tant que telle que ce soit l’hétérosexualité, la bisexualité, ou l’homosexualité. Ne le jugez pas, acceptez le dans sa réalité pour mieux le soutenir.
SOUTENIR VOTRE FILLE EN CAS D’IVG
Parler de contraception avec ses parents c’est d’une certaine façon parler de sa sexualité, et les jeunes ne sont pas toujours prêtes à ça. Elles ont peur d’être jugées surtout, si, dans la famille le sujet est tabou. Elles peuvent donc faire le choix d’accepter des relations sexuelles sans avoir pris de contraceptif, y compris le préservatif, qui peut être oublié dans la précipitation.
Les garçons n’étant pas toujours à l’aise avec cet outil de prévention.
La période de l’adolescence est aussi la période des prises de risque ou l’on fonctionne beaucoup par essais. Il reste quelque chose de la « pensée magique » ou l’on s’imagine que ça n’arrive qu’aux autres.
Il faut se rappeler qu’en France il y a encore environ 220000 IVG par an !
Elles sont environ 6000 ados par an à avoir fait ce choix.
Ce n’est pas en priorité le manque d’information qui fait qu’elles en arrivent là.
Soit elles ont mal pris leur contraception, soit elles n’en avaient pas…d’autres raisons multiples et variées peuvent en être à l’origine !
Lorsque votre fille vous annonce qu’elle est enceinte, c’est un choc pour vous adultes.
Tout se bouscule et c’est une vraie remise en question qui vient bouleverser votre équilibre familial.
Sachez que votre fille compte sur vous très fort à ce moment là ; car elle aussi est débordée par la situation. Il y a l’annonce de la grossesse, la prise de conscience d’être féconde, la conscience que l’amour c’est aussi se mettre dans ces situations.
C’est aussi les rendez-vous avec le gynécologue, avec l’hôpital, envisager l’IVG et ses conséquences, et affronter l’opprobre de ses parents.
Vous ne savez pas comment faire face ou comment réagir, vous pouvez faire appel à des professionnels qui vous accompagneront dans les premières démarches.
Au Centre de Planification et d’Education Familiale, votre fille pourra rencontrer le médecin qui fera le premier bilan de la grossesse (prise de sang, éventuellement échographie).il expliquera selon les termes de la loi les risques liés à l’IVG.
Si votre fille est mineure elle est soumise à l’obligation d’un entretien préalable a l’IVG avec uUn travailleur social, un/e Conseiller/e conjugal/e et familial/e qui prendra le temps de l’accompagner dans sa réflexion sur le choix de l’IVG ou non.
Cet entretien a pour objectif d’informer au mieux de toutes les possibilités qui s’offrent à cette jeune femme en difficulté.
C’est le moment de vous souvenir que votre fille est une « personne » à part entière avec ses qualités et ses défauts, et que cet enfant vous l’aimez…
Toutefois dans cette situation seule votre fille peut décider ce qu’elle veut faire.
Vous aussi vous pourrez en parler avec les travailleurs sociaux et vous faire aider à ce moment là.
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