L’Interruption Volontaire
de Grossesse (IVG)

Généralités de la loi

La loi prévoit pour toute femme enceinte, qu’elle soit majeure ou mineure, la possibilité de demander une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG).

  • En France, l’Interruption Volontaire de Grossesse doit être pratiquée avant la douzième semaine de grossesse ( soit avant la fin de la quatorzième semaine d’aménorrhée – d’absence de règles-).
  • Les femmes mineures doivent être accompagnées par une personne majeure de leur choix. Le consentement de l’un des parents ou d’un représentant légal est conseillé.
  • L’IVG peut être pratiquée de manière anonyme pour les mineures n’ayant pas bénéficié du consentement parental. L’anonymat peut être demandé pour les femmes majeures uniquement en établissement de santé.
  • Les IVG sont prises en charge à 100% par l’assurance maladie.
  • Les médecins  peuvent invoquer leur clause de conscience. Ces praticiens doivent alors orienter auprès de l’un de leur confrère qui pratique des IVG.

Les techniques de l’IVG

Interruption Volontaire de Grossesse médicamenteuse

Jusqu’à sept semaines d’absence de règles, cinq semaines de grossesse

Peut être pratiquéee par un gynécologue, un médecin, une sage-femme.

Elle est réalisée dans un établissement de santé (Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers, Centre Hospitalier de Decize, Clinique de Cosne sur Loire) , en cabinet de ville ou en Centre de Planification (dans certains départements)

Les étapes de l’IVG

  • Premier rendez vous de consultation médicale préalable auprès de l’un de ces professionnels. Il sera réalisé une échographie de datation (ou en cabinet de radiologie) qui déterminera le terme de la grossesse
  •   Délai de réflexion de deux jours

Durant ce délai, obligation pour la femme mineure, d’une consultation psycho-sociale (au CPEF, auprès d’un assistant social, ou d’un conseiller conjugal et familial) où une attestation d’entretien lui sera remise.

Cet entretien est également proposé aux femmes majeures.

  • Deuxième consultation médicale auprès du praticien qui pratiquera l’intervention.

Durant cette consultation pourra intervenir la première prise de médicament (Mifépristone)

  • Nouvelle consultation, 36 à 48 heures plus tard, où interviendra la deuxième prise de médicament (Misoprostol)
  • Consultation médicale de contrôle de 14 à 21 jours après la première prise de comprimés
  • Une deuxième consultation psycho-sociale est proposée

Interruption Volontaire de Grossesse chirurgicale

Jusqu’à quatorze semaines d’absence de règles, douze semaines de grossesse

Est pratiquée uniquement, par un gynécologue, un médecin, en établissement de santé.

Certains praticiens ne réalisent pas les IVG tardives (de 12 à 14 semaines sans règles) d’où l’intérêt,  au moindre doute sur une grossesse non souhaitée, de prendre contact rapidement avec les professionnels compétents.

L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale.

Dans la Nièvre, seule l’anesthésie générale est pratiquée.

Les étapes de l’IVG

  • Premier rendez-vous de consultation préalable auprès d’un gynécologue, un médecin, au CPEF. Il sera réalisé une échographie de datation (ou en cabinet de radiologie) pour déterminer le terme de la grossesse.
  • Délai de réflexion de deux jours

Durant ce délai, obligation pour la femme mineure, d’une consultation psycho-sociale (au CPEF, auprès d’un assistant social, ou d’un conseiller conjugal et familial) où une attestation d’entretien lui sera remise.

Cet entretien est également proposé aux femmes majeures.

  • Deuxième consultation auprès du médecin qui pratiquera l’intervention
  • Consultation pré-anesthésique (en cas d’anesthésie générale)
  • Intervention en milieu hospitalier (d’une durée d’une dizaine de minutes)
  • Une hospitalisation de quelques heures est, le plus souvent, suffisante
  • Consultation médicale de contrôle de 14 à 21 jours après l’IVG (prise de sang ou échographie)
  • Une deuxième consultation psycho-sociale est proposée

SOUTENIR VOTRE FILLE EN CAS D’IVG

Parler de contraception avec ses parents, c’est d’une certaine façon parler de sa sexualité, et les jeunes ne sont pas toujours prêtes à ça. Elles ont peur d’être jugées surtout, si, dans la famille le sujet est tabou. Elles peuvent donc faire le choix d’accepter des relations sexuelles sans avoir pris de contraceptif, y compris le préservatif, qui peut être oublié dans la précipitation, les garçons n’étant pas toujours à l’aise avec cet outil de prévention.

La période de l’adolescence est aussi la période des prises de risque ou l’on fonctionne beaucoup par essais. Il reste quelque chose de la « pensée magique » ou l’on s’imagine que ça n’arrive qu’aux autres.

Il faut se rappeler qu’en France il y a encore environ 220000 IVG par an !

Elles sont environ 6000 adolescentes par an à avoir fait ce choix.

Ce n’est pas en priorité le manque d’information qui fait qu’elles en arrivent là.
Soit elles ont mal pris leur contraception, soit elles n’en avaient pas. Mais il y a aussi beaucoup d’autres raisons :

Lorsque votre fille vous annonce qu’elle est enceinte, c’est souvent un choc pour vous, adultes.
Tout se bouscule et c’est une vraie remise en question qui vient bouleverser votre équilibre familial.

Sachez que votre fille compte très fort sur vous à ce moment là ; car, elle-aussi est débordée par la situation. Il y a l’annonce de la grossesse, la prise de conscience d’être féconde, la conscience que vivre une relation amoureuse, c’est aussi se mettre dans ces situations.

C’est aussi envisager l’IVG et ses conséquences, les rendez-vous avec le gynécologue, avec l’hôpital et affronter parfois le jugement, la colère ou l’incompréhension de ses parents.

Vous ne savez pas comment faire face ou comment réagir, vous pouvez faire appel à des professionnels qui vous accompagneront dans les premières  démarches.

Au Centre Départemental de Planification et d’Education Familiale, votre fille pourra rencontrer le médecin qui fera le premier bilan de la grossesse (prise de sang, éventuellement échographie). Il expliquera selon les termes de la loi les risques liés à l’IVG.

Si votre fille est mineure, elle est soumise à l’obligation d’un entretien préalable a l’IVG avec un.e travailleur.euse social.e, un.e conseiller.ère conjugal.e et familial.e qui prendra le temps de l’accompagner dans sa réflexion sur le choix de l’IVG ou non.

Cet entretien a pour objectif d’informer au mieux de toutes les possibilités qui s’offrent à cette jeune femme en difficulté.

C’est le moment de vous souvenir que votre fille est une personne à part entière et que dans cette situation elle seule peut décider ce qu’elle voudra faire.

Vous pourrez, vous aussi, en parler avec les professionnel.le.s et vous faire aider à ce moment là. 

L’après IVG

La possibilité d’une nouvelle grossesse existe dès la réalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse.

Un moyen de contraception s’avère donc nécessaire.

Il est important de pouvoir en parler avec un gynécologue, un médecin ou une sage-femme.

La pilule, l’implant, le patch, le Dispositif Intra Utérin (DIU), les préservatifs masculins et féminins peuvent être utilisés en suite d’IVG.

La contraception peut être délivrée de manière confidentielle et gratuite aux personnes mineures ou ne bénéficiant pas d’une couverture maladie et aux personnes en situation de précarité.

À retenir

Création depuis le mois d’octobre 2016, dans la Nièvre, d’une plate forme téléphonique IVG ( co-financée par l’Agence Régionale de Santé et le Conseil Départemental).

Un numéro unique le 06 48 28 60 76 (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h) permet d’obtenir toutes les informations et l’accompagnement nécessaires autour des IVG.

Ce numéro est dédié aussi bien aux femmes, aux couples qu’aux professionnels confrontés à la   prise en charge de ces femmes dans la Nièvre.